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Accueil > Recherche > Thématiques de Recherche > Phonétique et phonologie des langues du monde

Présentation

mis à jour le 6 octobre 2014

  • Membres permanents : Annie Rialland (DR), George N. Clements (DR, jusqu’en 2009), Franck Floricic (MCF), Cécile Fougeron (CR), Cédric Gendrot (MCF), Jean-Léo Léonard (MCF), Jacqueline Vaissière (PR), Martine Adda-Decker (DR)
  • Doctorants : A. Gaillard-Corvaglia, M. Embanga Aborobongui, L. Georgeton, C. Patin, J.-M. Beltzung
  • Post-doctorants : J.-M. Beltzung
  • Masters : Arnold A., A. Bürki, C. Darmon, J. Gao, V. Granmagnat, C. Stein, K. Toulgoat
  • Chercheurs associés : Laura Downing, Alexis Michaud, Antonia Simon, Chakir Zeroual, Léo Wetzels
  • Coopérations institutionnelles : HTL (UMR 7597), LLF (Paris 7), THESOC (Nice), l’ERSS de l’UTM (Toulouse), FORELL (Poitiers), CIESAS (San Cristobal de las Casas, Chiapas, Mexique), DDL (Lyon), ZAS (Berlin)
  • Financements : Projet IUF (Institut Universitaire de France) Morpho-Phonologie Méso-américaine, resp. J.L. Léonard, 2009-2014 Projet ANR BANTUPSYN, programme Franco-allemand (resp. A. Rialland avec L. Downing, côté allemand)

On dénombre actuellement 6000 langues, beaucoup encore non documentées, les autres plus ou moins bien décrites. Les chercheurs du LPP mènent des études phonétiques et phonologiques sur de très nombreuses langues. Leur recherche sur la nature et la distribution géographique de certains traits et processus permet de contribuer à l’élaboration des modélisations en phonétique, phonologie et typologie et a également des implications en sociolinguistique et en linguistique historique.

- une dimension géographique ou aréale pour les études qui concernent des aires linguistiques (recoupant parfois des familles de langue)
- une dimension typologique et/ou systémique pour les recherches qui concernent plutôt des traits ou des systèmes.
Ces dernières recherches peuvent soit être généralistes et couvrir un large ensemble de langues, soit être plus ponctuelles et se limiter à quelques langues, voire même à une seule langue. Une attention particulière a été portée aux systèmes prosodiques et vocaliques.

Ensemble des langues étudiées au LPP :

  • Langues romanes
  • Langues germaniques
  • Langues slaves
  • Langues finno-ougriennes
  • Basque (euskera)
  • Méso-Amérique
  • Afrique
  • Asie

- RECHERCHE A L’ECHELLE D’AIRES, DE REGIONS ET/OU DE FAMILLES LINGUISTIQUES :

  • LANGUES DE LA MESO-AMERIQUE

La plupart des recherches sur les langues amérindiennes de cette région ont pour cadre le projet IUF de J.L. Léonard (2009-2014). Elles se développent, en particulier, selon trois axes :

  1. la constitution de bases de données cartographiques pour une approche géolinguistique et sociolinguistique des faits de langue dans divers groupes linguistiques
  2. la modélisation des systèmes phonologiques et flexionnels, en fonction de contraintes relevant de principes (universaux) et de paramètres (types),
  3. la documentation de langues dites « vulnérables » ou « en danger »

J.L. Léonard a pu, entre autres, montrer le rôle central joué par la morphologie flexionnelle dans les processus de variation typologique, mais aussi sociolinguistique dans des ensembles de langues de Méso-Amérique (uto-azatecan), mazatec (otomangue, popolocan), tseltal, q’anjob’al et kaqchikel (langues mayas).

Une approche en termes de Phonologie quantitative a été développée par Cédric Gendrot, Gilles Polian et J.L Léonard pour l’étude des noyaux complexes (ou « voyelles réarticulées ») dans les langues méso-américaines.
Dans le cadre de ces recherches, ont été également proposées :

  1. une modélisation des contraintes d’ajustement de l’oralité dans les nouvelles pratiques d’écriture, en fonction de la typologie des systèmes linguistiques (modèle d’ajustement diamésique),
  2. une modélisation des types de réseaux de locuteurs bilingues et de la circulation ou de la complémentarité des langues dans ces réseaux.

Sur la base de langues de Méso-Amérique (otomangues) mais aussi du basque et de langues ouraliennes, ont été développés des modèles grammaticaux caractérisés par une application transversale (typologie comparative) de la Paradigm Function Morphology.

S’appuyant sur un large ensemble de données, ceux-ci tendent à montrer comment des mécanismes flexionnels simples qui structurent la morphologie à partir d’un nombre fini de paradigmes-types président à l’apparente complexité des réalisations de surface.