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Pierrard Alexis

Membre associé - Ancien doctorant

Docteur

Thèse soutenue le Jeudi 6 Décembre 2018 à la Maison de la Recherche de Paris 3 - Salle Claude Simon - 4, rue des Irlandais 75005 Paris

« Dialectologie sociale quechua : approche variationnelle du réseau dialectal sud bolivien focus sur le Valle Alto de Cochabamba »

Sous la direction de Pierre Hallé & Jean-Léo Léonard

Composition du jury :

  • Mme Patience Epps, Full professor à l’Université du Texas à Austin, États-Unis (rapporteuse uniquement)
  • Mme Diana Passino, PR à l’Université de Nice
  • Mme Ksenija Djordjevic Léonard, MCF HDR à l’Université Montpellier 3
  • M. Pierre Hallé, DR émérite au CNRS & Paris 3 - Sorbonne-Nouvelle
  • M. César Itier, PR à l’INALCO
  • M. Jean Léonard Léonard, PR à Sorbonne Université

Résumé :

Cette thèse porte sur le quechua bolivien méridional et ses aspects linguistiques, historiques et sociolinguistiques. Au niveau historique, j’y défends un modèle de diffusion centrifuge hiérarchique urbaine relativement tardive (17ème et 18ème siècles) et d’une hispanisation précoce de cette variété de quechua 2C, avec pour centre principal de diffusion la ville impériale minière de Potosí. L’articulation entre une approche émique (dialectologie perceptive) et étique (sociolinguistique variationniste) m’a par ailleurs mené à proposer une hiérarchisation sociolectale entre deux variétés de quechua bolivien reposant largement sur la perception d’une plus ou moins grande hispanisation. Deux variables linguistiques particulièrement saillantes de cette structuration ont été retenues pour l’étude de la région du Valle Alto de Cochabamba. Les variantes à voyelles basses du morphème du pluriel inclusif CHIK, [čeχ], [čaχ], autrefois prestigieuses et en passe de s’imposer sur la variante haute [čis], associée à la ruralité, connaissent aujourd’hui un fort recul suite aux bouleversements socioéconomiques et migratoires des 80 dernières années. Dans le même temps, en production, la distribution des variantes rurales [ʃa] et des variantes urbaines [sqa], [sa] du morphème du progressif CHKA, demeure globalement stable. L’interprétation proposée est le manque de saillance de la variable dû à l’absence d’opposition entre sibilantes alvéolaire et post-alvéolaire en quechua 2C et à un phénomène de quasi fusion des allomorphes en perception.


Soutenance de thèse de Zeineb Ammar « Perception et Production des Voyelles Orales Françaises par des Enfants Tunisiens Néo-apprenants du Français »

Sous la direction de Cécile Fougeron

La soutenance aura lieu le Jeudi 22 Novembre à 13h à l’adresse suivante : ILPGA - 19 rue des Bernardins, 75005 Paris

Résumé
Dans ce travail de recherche nous avons abordé la question de la perception et de la production des voyelles orales du français par seize enfants tunisiens (8-9 ans) néo-apprenants du français à trois moments différents de leur apprentissage : au début de leur première année de français, après 9 mois d’apprentissage et suite à une période d’entraînements phonétiques. Les résultats obtenus montrent que (1) la perception et la production des voyelles sont fortement influencées par la L1 des apprenants aussi bien au début qu’après 9 mois d’apprentissage ; (2) les performances en perception et en production des néo-apprenants dépendent plus des voyelles elles-mêmes que de leur statut en L2 par rapport à la L1 (voyelles nouvelles, similaires, ou identiques) ; (3) les entraînements phonétiques que nous avons administrés n’apportent pas de bénéfice sur la perception et la production des voyelles orales françaises par les néo-apprenants tunisien.

Mots clés : L2, phonétique, perception, production, acoustique, formants, voyelles orales, français langue étrangère (FLE), tunisien, entraînement phonétique.

Abstract :

In this thesis, we studied the perception and production of the French oral vowels by sixteen Tunisian children (8-9 years old) learning French. Data are collected at three different periods : at the beginning of their first year of learning, after nine months of learning, and after a period of phonetic training. Main results are : (1) the perception and production of the vowels are greatly influenced by the L1 of the learners, both at the beginning and after nine months of learning ; (2) the perception and production performances of the learners are better predicted by the identity of the vowel rather than its status in L2 compared to L1 (new, similar or identical vowels) ; (3) the phonetic training we gave showed no benefit on the perceptual or production performances of the children.

Keywords : L2, phonetics, perception, production, acoustic, formants, oral vowels, French as a foreign language, Tunisian, phonetic training.