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Jean Marc Beltzung

mis à jour le 12 décembre 2012

Jean Marc Beltzung

L’allongement compensatoire dans les représentations phonologiques : nature, contraintes et typologie

Directeur de thèse  : Annie Rialland

École doctorale  : ED 268 - Langage et langues : description, théorisation, transmission

Section CNU  : 07 - Sciences du langage : linguistique, phonétique

Equipe de recherche  : Laboratoire de Phonétique et Phonologie (LPP)

Financement(s) : A

Date d’entrée en thèse :10/2003

Date de soutenance  : 08/12/2008

Composition du jury  :

  • Annie Rialland
  • George N. Clements
  • Jean-Léo Léonard
  • Joaquim Brandão de Carvalho
  • François Dell
  • Ben Hermans

Résumé :

Cette thèse est consacrée à l’allongement compensatoire et à son expression formelle dans les représentations phonologiques. L’allongement compensatoire est un processus relativement répandu à travers lequel un segment s’allonge pour compenser l’effacement ou la migration d’un segment adjacent. Dans sa forme classique, l’allongement compensatoire consiste en l’effacement d’une consonne en coda de syllabe et à l’allongement de la voyelle précédente. Ce type d’allongement compensatoire, que j’ai appelé "orthodoxe", est évoqué dans le premier chapitre de cette thèse. Si ce type d’allongement compensatoire est relativement répandu, les allongements compensatoires provoqués par l’effacement d’une consonne en attaque de syllabe sont supposés impossibles. Dans le chapitre 2, je démontre l’existence de tels allongements compensatoires, que j’ai appelés "exotiques". Le chapitre 3 introduit différentes théories de la syllabe et montre que la théorie moraïque développée par Hayes (1989), contrairement aux approches segmentales de la syllabe, n’est pas en mesure de rendre compte des allongements compensatoires exotiques. Le chapitre 4 constitue une introduction à la Théorie de l’Optimalité et le chapitre 5 examine différentes représentations de l’allongement compensatoire dans un tel cadre théorique. Là, certains problèmes soulevés par l’implémentation de la théorie moraïque dans un cadre optimaliste sont mis en évidence (opacité). Le chapitre 6, qui tente de résoudre ces problèmes, renferme trois analyses optimalistes de l’allongement compensatoire. L’une d’entre elles, particulièrement intéressante, réintroduit l’hypothèse d’une pleine moraïcité des représentations sous-jacentes (Hyman 1985) et possède l’avantage de dériver tous les types d’allongements compensatoires.