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Ibarrondo Ludovic

Membre Associé - Institut für Romanische Sprachen und Literaturen (Goethe Universität)

Docteur

Laboratoire de Phonétique et Phonologie
UMR 7018, CNRS/Sorbonne-Nouvelle
19 rue des Bernardins
75005 Paris

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Recherches actuelles

Epris de la Finlande depuis quelque temps, je travaille actuellement sur le finnois, en comparaison avec deux langues auxquelles je me suis intéressé auparavant : l’allemand et le français. Je souhaite décrire dans mon travail les distinctions perceptives qui existent entre les systèmes vocaliques de ces trois langues, puis compléter cette comparaison avec les représentations acoustiques et articulatoires qui y sont liées ; ceci afin de mettre en évidence les différentes stratégies adoptées par chacune de ces langues.

Je m’intéresse en parallèle aux différents outils disponibles, qui permettront d’introduire et d’exploiter ces données dans le cadre de l’enseignement des langues, et d’en tirer le plus grand bénéfice.
L’aboutissement de ce projet permettra (j’espère !) d’une part de mieux connaître les critères pertinents d’un point de vue perceptif dans chacune de ces langues, et permettra d’autre part d’élaborer en connaissance de cause des outils pédagogiques plus ciblés et adaptés aux besoins des apprenants.

Thèse soutenue le 26 Novembre 2013

Etude des voyelles antérieures non arrondies en allemand, français et finnois, et application en vue d’une didactique de la prononciation

Sous la direction de Jacqueline Vaissière

Résumé  : Cette thèse s’inscrit dans une réflexion sur les apports potentiels de la phonétique expérimentale à la didactique et à l’enseignement de la prononciation. Son objectif est d’examiner les préférences perceptives des locuteurs du finnois, de l’allemand et du français, pour les voyelles antérieures non-arrondies /i e ?/ ; et de prolonger cette démarche dans le cadre de l’enseignement de la prononciation du français, en s ?interrogeant sur la nécessité de continuer à considérer le contraste existant entre les voyelles moyennes /e/ et / ?/. La première partie de ce travail dresse un portrait des trois langues concernées, et introduit les principales hypothèses de processus cognitifs impliqués dans la perception. La deuxième partie de ce travail aborde la perception des voyelles /i e ?/, à travers trois tests de perception permettant 1) de définir les prototypes privilégiés par chacune des populations, 2) de mesurer l’effet d’un aimant perceptif spécifique à la langue, et 3) d’évaluer l’importance accordée à l ?abaissement de la mandibule pour le choix des exemplaires de chacune des catégories concernées. L’analyse d’un corpus de parole spontanée nous permet enfin d’examiner la robustesse du contraste /e/ / ?/, et de mesurer l’intérêt didactique d’enseigner systématiquement la différenciation et l’acquisition du timbre ouvert et du timbre fermé de ces voyelles en français langue étrangère. La troisième partie de ce travail s’intéresse enfin à la place accordée à la phonétique dans l’enseignement des langues, et offre une revue des principales tendances méthodologiques qui ont contribué à sa diffusion. L’intérêt d’investir différents outils issus de la phonétique expérimentale, du support multimédia, ou de disciplines non-linguistiques, y est discuté.